La pension de réversion en famille recomposée soulève beaucoup de questions, surtout lorsqu’il y a plusieurs mariages, un ex-conjoint, un conjoint actuel, des enfants issus d’unions différentes et des régimes de retraite qui fonctionnent chacun avec leurs propres règles.
Pour éviter les erreurs d’interprétation, il faut impérativement distinguer deux cadres techniques :
- le régime général (CARSAT)
- le régime complémentaire (ARRCO-AGIRC)
Ce sont eux qui définissent réellement les droits, le partage de la pension de réversion, l’impact d’un remariage et les conditions d’attribution.

La pension de réversion à Strasbourg : un droit strictement encadré
La pension de réversion est une part de la retraite qu’un assuré décédé laisse à son conjoint ou à son ex-conjoint.
Dans une famille recomposée, trois éléments structurent entièrement le dossier :
- La durée de chaque mariage (pour le partage)
- Le régime concerné : CARSAT ou ARRCO-AGIRC
- Les ressources du bénéficiaire (uniquement pour le régime général)
Les règles ne sont pas identiques selon les régimes : mélanger les informations entraîne rapidement des erreurs de compréhension.
Pension de réversion et remariage : des règles différentes selon le régime
Le remariage à Strasbourg n’a pas les mêmes conséquences dans les deux systèmes. C’est l’un des points qui génère le plus d’erreurs.
Régime général – CARSAT
- Le remariage ne supprime pas le droit à la pension de réversion.
- En revanche, le bénéficiaire doit respecter des conditions de ressources.
- Une personne remariée peut donc toucher la pension de réversion CARSAT, si elle reste dans les plafonds.
Régime complémentaire – ARRCO-AGIRC
- Le remariage supprime définitivement le droit à la réversion.
- Aucune condition de ressources ne s’applique.
- Ce régime dépend uniquement de la situation matrimoniale.
D’où des situations complexes : il est parfois possible de toucher la réversion CARSAT, mais pas la réversion ARRCO-AGIRC, ce qui explique les recherches fréquentes sur le sujet du remariage et pension de réversion.
Pension de réversion ex-conjoint à Strasbourg : un droit réel et encadré
Lorsque l’assuré décédé a été marié plusieurs fois, la pension de réversion ex-conjoint existe bel et bien.
La règle est la même dans les deux régimes :
- Le partage se fait au prorata de la durée de chaque mariage.
- Le statut d’ex-conjoint n’annule pas le droit.
- Un conjoint actuel et un ex-conjoint peuvent percevoir chacun une part.
C’est le principe central du partage de la pension de réversion.
Pension de réversion et enfants : un rôle très limité
Les enfants :
- ne touchent pas la pension de réversion,
- mais peuvent intervenir dans certains calculs (allocation veuvage, ressources pour le régime général).
Les enfants ne participent jamais au partage entre conjoints ou ex-conjoints.
Cumul de pensions de réversion : possible mais encadré
Le cumul peut exister :
- pension personnelle + pension de réversion,
- plusieurs pensions de réversion si les conjoints successifs relevaient de régimes différents.
Limites importantes :
- Le régime général (CARSAT) contrôle les ressources.
- Le régime complémentaire limite surtout via la situation matrimoniale (interdiction en cas de remariage).
On parle souvent de cumul pension de réversion, mais les règles changent selon les régimes.
Comment est calculée la pension de réversion en famille recomposée à Strasbourg ?
Le calcul repose sur plusieurs critères :
- La durée de chaque mariage
- Les ressources du bénéficiaire
- Le régime de retraite (privé, public, complémentaire)
- Le statut matrimonial au moment du décès
- Les situations particulières :
- plusieurs mariages,
- différences de régimes successifs,
- pension de réversion divorce remariage,
- présence d’enfants.
- plusieurs mariages,
C’est l’environnement global qui détermine les droits.
Peut-on optimiser sa pension de réversion en famille recomposée ?
Oui, mais uniquement en respectant les règles existantes.
Les bonnes pratiques :
- Identifier tous les régimes auxquels l’assuré décédé a cotisé.
- Reconstituer précisément la durée de chaque mariage (base du partage).
- Anticiper l’impact d’un remariage :
- neutre en CARSAT,
- supprimé en ARRCO-AGIRC.
- neutre en CARSAT,
- Déclarer correctement les ressources (pour le régime général).
- Vérifier si un cumul de pensions est possible.
Il ne s’agit pas d’obtenir plus que prévu, mais d’éviter de perdre des droits.
Un assuré décède. Il a été :
- marié 12 ans avec une première personne (ex-conjointe),
- remarié 8 ans avec une seconde personne (conjointe actuelle).
Le partage de la pension de réversion se fait ainsi :
- 12 ans sur 20 pour l’ex-conjointe,
- 8 ans sur 20 pour la conjointe actuelle.
Les enfants ne touchent rien et n’entrent pas dans la répartition.
FAQ – Les 3 questions que tout le monde se pose
1. Qui touche la pension de réversion famille recomposée ?
Tous les conjoints ayant été légalement mariés au défunt : ex-conjoint(s) + conjoint actuel.
Le partage se fait selon la durée de chaque mariage.
2. La pension de réversion est-elle partagée entre ex-conjoint et conjoint actuel ?
Oui.
Le partage est proportionnel au nombre d’années de mariage avec chaque personne.
C’est automatique, équitable… et parfois surprenant.
3. Peut-on cumuler plusieurs pensions de réversion ?
Oui, si les conjoints successifs ont cotisé à différents régimes.
Mais chaque régime applique ses règles de ressources, ce qui peut limiter le cumul..







